L'impasse de Bab Essaha

Bâb al-Sâha

Auteur :Sahar Khalifa
Pays :Palestine
Traducteur :Youssef Seddik et Mohamed Maouhoub
Saison :2016/2017
Résumé :Dans la chaleur moite d'un pays blessé à vif, en Cisjordanie occupée, soldats et jeunes Palestiniens s'affrontent à combat ouvert dans les rues.
Les femmes, dans la pénombre des maisons embaumées de jasmin et de myrte, s'attardent devant le narguilé.
Une nuit, le couvre-feu contraint Samar, universitaire de vingt-six ans, à se réfugier chez Nouzha.
Mais la jeune prostituée n'est pas seule : elle a recueilli Houssam, un résistant du quartier, grièvement blessé.
Tandis que résonnent au-dehors les cris des enfants et le tapage des soldats, les femmes, au fil de la nuit, s'ouvrent aux confidences, dévoilant leurs craintes. Bientôt se joignent au trio Sitt Zakia, la sage-femme du quartier, et Oum Azzam, désireuse d'échapper à la violence de son mari.
Comment pourront-elles fuir l'Impasse et rejoindre leur famille sans être dénoncées ?
A travers le destin de ces quatre protagonistes, c'est la difficile condition de femme et de Palestinienne que dénonce Sahar Khalifa dans un récit saisissant de réalisme.
Son écriture, actuelle, au rythme syncopé et rapide, traduit l'urgence de la situation tout en puisant aux sources savoureuses de l'imaginaire arabe.
Bio auteur :Né(e) à : Naplouse,Cisjordanie , 1942
Prise très tôt par la fièvre de l’écriture, Sahar Khalifa cachait ses premiers écrits sous le lit, car écrire pour une femme entraînait la réprobation sociale. Son divorce lui donne des ailes et lui ouvre à nouveau les portes de l’université. Aux États-Unis, à l’IOWA, elle étudie la littérature anglo-saxonne.
Elle revient en 1988 dans sa ville natale où elle fonde et dirige le Centre d’études féminines, ainsi que deux autres centres à Gaza et Amman. Depuis sa retraite, elle s’est installée dans la capitale jordanienne
et se consacre à l’écriture.
Son premier roman, Lam na’od jawarî lakom (Nous ne sommes plus vos esclaves), paru en 1974, révèle une auteure talentueuse déterminée à s’insurger contre sa condition d’éternelle soumise à la tutelle abusive de l’homme et à l’injustice des mœurs et des croyances.
Elle a à son actif neuf romans traduits dans plusieurs langues dont, en langue française, Chronique du figuier barbare (Gallimard, 1978), L’impasse de Bab Essaha (Flammarion, 1998), Un printemps très chaud (Seuil, 2008), La foi des tournesols (Gallimard, 1989).

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