La formule préférée du professeur

Hakase no aishita sushiki, Acte Sud 2005

Auteur :Yôko Ogawa
Pays :Japon
Traducteur :Rose-Marie Makino-Fayolle
Saison :2015/2016
Résumé : Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d'une soixantaine d'années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l'autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes.
Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter — le professeur oublie son existence d'un jour à l'autre - mais c'est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d'attention qu'elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-bail, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur...
Un subtil roman sur l'héritage et la filiation, une histoire à travers laquelle trois générations se retrouvent sous le signe d'une mémoire égarée, fugitive, à jamais offerte...
Bio auteur : Yoko Ogawa est une écrivaine japonaise, auteur de nombreux romans - courts jusqu'en 1996 - ainsi que de nouvelles et d'essais. Elle est diplômée de l'université Waseda et elle vit à Ashiya, Hyogo, avec son mari et son fils.
Elle a remporté le prestigieux Prix Akutagawa pour 'La Grossesse' en 1991, et également les Prix Tanizaki, Prix Izumi, Prix Yomiuri, et le Prix Kaien pour son début.
Son univers obsédant, son écriture d'une exigence totale, d'une économie et d'une accuité remarquables, donnent à son œuvre déjà importante une place indéniable dans la littérature contemporaine.
Ses romans sont caractérisés par une obsession du classement, de la volonté de garder la trace des souvenirs ou du passé (L'Annulaire, 1994 ; Le Musée du Silence, 2000, 'Cristallisation Secrète', 1994), cette volonté conjuguée à l'analyse minutieuse de la narratrice (ou, moins fréquemment, du narrateur) de ses propres sentiments et motivations (qui viennent souvent de très loin) débouchant fréquemment sur des déviations et des perversions hors du commun, le tout écrit avec des mots simples qui accentuent la force du récit.
L’œuvre de Yoko Ogawa, qui ne cesse d’être traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud. Récemment parus : Les Tendres Plaintes (2010), Manuscrit zéro (2011) et Les Lectures des otages (2012).

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