La servante et le catcheur

La sirvienta y el luchador, Métailié, 2013

Auteur :Horacio Castellanos Moya
Pays :Salvador
Traducteur :René Solis
Saison :2014/2015
Résumé :Fin des années 1970. 48 heures à San Salvador, en pleine guerre civile. Une femme de ménage part à la recherche d'un jeune couple disparu et croise sur son chemin une vieille connaissance, ancien catcheur devenu flic et tortionnaire. Dans la ville à feu et à sang, elle va être confrontée aux détentions brutales, aux émeutes, à l'effroi, et croiser un regard familier et chéri...
Avec une vertigineuse précision, Horacio Castellanos Moya décrit les mécanismes d'une horreur qui gangrène tout et tous. Portrait d'une société dévastée par la haine et la peur, son livre pousse très loin l'exploration du mal et suit le fil d'une tragédie où le pire est toujours sûr.
Envoûtante et remarquablement sobre, l'écriture résonne aussi comme un dernier témoignage d'humanité au coeur du chaos.

«La violence est le grand personnage de ce roman et de toute la saga dont il fait partie. Une violence qu'Horacio Castellanos Moya utilise pour mettre en lumière la tragédie de trois générations.» Letras libres
(20 minutes)
Bio auteur :Horacio Castellanos Moya est un écrivain et un journaliste du Salvador.
Il est né au Honduras, mais a vécu la majeure partie de sa vie au Salvador.
Il est l’auteur de huit romans et de cinq recueils de nouvelles. Il a travaillé de nombreuses années en tant que journaliste au Mexique, au Guatemala et au Salvador. Son roman, La Diaspora remporta le Prix national du roman 1988 de l'Université centraméricaine « José-Simeon-Canas ».

Après la publication en 1997 de son roman Le dégoût, il a reçu de nombreuses menaces de mort qui l’ont contraint à s’exiler.

Il a bénéficié, entre 2004 et 2006, d’un programme soutenu par la Foire internationale de Francfort qui lui a permis de mener ses projets littéraires à plein temps.
(Babelio)
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Auteur d'une quinzaine de romans, dont sept sont traduits en français aux éditions Les Allusifs, Horacio Castellanos Moya est une figure majeure de la littérature contemporaine. Aux Etats-Unis, les critiques citent souvent Céline à son propos, pour la noirceur des thèmes. Mais, contrairement à Céline, Moya n'a jamais écrit en espérant flatter le pouvoir en place, ni en essayant de se mettre dans la poche le contre-pouvoir le plus influent.

Si, au début de son premier exil au Mexique, Moya, né en 1957 et vivant aujourd'hui aux Etats-Unis, a exprimé de la sympathie pour les factions révolutionnaires s'opposant à la dictature au Salvador, il a rapidement estimé que la stalinisation du mouvement était trop accablante pour être passée sous silence. Dans la guerre civile qui déchira le pays pendant douze ans (1979-1992), il ne choisit que le camp de la lucidité et de la sincérité. Il raconte ce qu'il comprend de ce qu'il voit, quand bien même ça n'arrange pas ses petites affaires, et on ne l'entend jamais geindre sur l'exil

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