Le train zéro

Дон Домино – Don Domino, Gallimard, 1998, Collection : Du monde entier et L'imaginaire, 2

Auteur :Louri Bouïda
Pays :Russie
Traducteur :Sophie Benech
Saison :2014/2015
Résumé : Une gare perdue au fin fond de la Russie, dans la boue, le froid, les relents de chou et de vodka. Et toutes les nuits, un train qui passe... Nul ne sait d'où il vient, où il va, ni ce qu'il transporte.
Dans ce no man's land isolé du reste du monde vivent des gens qui aiment, espèrent, tuent et meurent, empoisonnés par l'attente d'une réponse qui ne vient jamais, par un mystère qu'il leur est interdit de chercher à connaître sous peine de mort.
Il est difficile de qualifier ce récit court et puissant : trop cru, trop réaliste pour être une simple parabole, c'est pourtant du destin de la Russie et du destin de l'homme qu'il nous parle. Tout en plongeant le lecteur dans un monde concret de terre, de fer, d'odeurs, de bruits, de chair et de sang, il relève de la même veine mythique que Le Désert des Tartares et débouche insensiblement sur une dimension tragique qui nous dépasse.
Bio auteur : Iouri Bouïda est né en 1954 dans la région de Kaliningrad.
Après ses études secondaires et universitaires, il travaille pendant dix-sept ans dans le journalisme. En 1991 il se fixe à Moscou où il gagne sa vie comme correcteur aux éditions Kommersant. La vie des migrants russes installés, après la déportation des allemands, dans « l’enclave de Kaliningrad » en Prusse orientale et leurs efforts pour s’y intégrer forment le sujet de son premier livre La Fiancée prussienne, paru en 1998 et depuis traduit en anglais, en français (La Fiancée prussienne, Gallimard, 2005, traduction Sophie Benech), en estonien, polonais, hongrois, etc.
Son roman Le Train zéro, d'abord paru en France (Gallimard, 1998) et en Grande-Bretagne, n’a été publié en Russie que plus tard.
C’est, sous la forme d’une parabole, la peinture violente d’une société déformée et dégradée par le totalitarisme, impuissante à réagir.
Youri Bouïda est aussi l'auteur de Yermo (1996), Le troisième cœur (2008, traduction française sous le titre Potemkine ou le troisième coeur 2012), Le Sang bleu (2011). Son art novateur, qui associe le familier et l’incongru, culmine dans la forme brève (en français : « Épître à madame ma Main Gauche », traduction Sophie Benech, publié chez Interférences, Paris, 2010).
Ses livres ont été traduits et publiés en France, en Angleterre, en Pologne, en Estonie, en Norvège, en Hongrie, en Slovaquie, en Turquie.
Bouïda est lauréat du prix Apollon Grigoriev (1998), des prix des revues «Znamia» (1995, 1996, 2011) et «Oktiabr'» (1992), et du Grand Prix du livre pour son roman Le sang bleu (2011).




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