Le colosse de New York : une ville en treize parties

(The colossus of New York). Gallimard, 2008

Auteur :Colson Whitehead
Pays :Etats-Unis
Traducteur :Serge Chauvin
Saison :2009/2010
Résumé :Comment parvenir à rendre compte d’une métropole aussi mythique que New York ? À en capter sans les trahir l’essence et l’expérience urbaine ? Colson Whitehead a relevé le défi d’un tel exercice. « Si je suis ici, c’est parce que je suis né ici, à jamais perdu pour le reste du monde. » Pour l’auteur de L’Intuitionniste, Ballades pour John Henry et Apex, « Big Apple » est le centre de l’univers. Le colosse de New York n’est ni un roman ni un guide touristique, mais un court essai en treize parties, une sorte de poème en prose, d’incantation hybride à classer entre le Manhattan Transfert de Dos Passos et les documentaires d’avant-garde des années soixante-dix. Vignettes sur des lieux précisément circonscrits - la gare routière de Port Authority, le pont de Brooklyn, Central Park -, méditations sur les humeurs de la ville - le matin au réveil, la pluie, l’heure de pointe -, souvenirs personnels… Colson Whitehead prend le pouls de New York à travers les événements de tous les jours, instants de répit ou moments de stress, en traque la routine invisible et rend hommage aux foules anonymes qui l’arpentent, new-yorkais d’origine ou nouveaux arrivants désireux d’y élire domicile. Il regarde sous la surface, en hume les parfums contradictoires : magnificence et laideur, richesse et pauvreté, exubérance et chaos. New York est tour à tour une impitoyable machine impersonnelle et un organisme vivant. Ce vaste panorama ne prend pas en compte le passé : c’est l’ici et maintenant de la ville qui importe. Une symphonie urbaine à consommer sans modération.
Bio auteur :Colson Whitehead est né en 1969 à New York, où il vit toujours aujourd'hui. C'est là qu'il a suivi ses premières années d'études, avant d'entrer à l'Université d'Harvard, dont il ressort diplômé en 1991. Il devient alors journaliste spécialisé dans la culture pop, collaborant à plusieurs titres, comme The Village Voice ou The New York Times, dans les domaines de la musique et de la littérature.
En 1999, il publie son premier roman, L'Intuitionniste, qui sera suivi de trois autres titres, Ballades pour John Henry (2001), Le colosse de New York (2003), Apex (2006).
Les ouvrages de Colson Whitehead sont souvent des satires de la société, et dénoncent la façon dont celle-ci a réduit la culture populaire à une marchandise. En 2002, l'écrivain reçoit le prix McArthur, qu'on appelle aussi en anglais le Genius Award (le prix des génies).

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