Eureka street



Auteur :Robert Mac Liam Wilson
Pays :Irlande
Traducteur :Brice Matthieussent
Saison :2006/2007
Résumé :«Toutes les histoires sont des histoires d'amour', déclare Robert McLiam Wilson en exergue. Certes, l'amour mène le monde... et les héros de son roman par le bout du nez. Mais quoi, faudrait-il céder à la fureur ambiante et finir par poser des bombes pour imposer sa vision - forcément borgne - d'un monde devenu fou ? Si Belfast ne regorge pas uniquement de terroristes en armes, elle a cependant ce petit quelque chose qui rompt avec la monotonie des villes tranquilles... Car à Belfast, lorsqu'on ne soigne pas les blessures d'un coeur lacéré, il faut lutter pour s'en sortir, tout simplement tenter de survivre. C'est le lot commun de Jake, Chuckie ou les autres, emblèmes d'une génération sacrifiée qui se recroqueville sur elle-même et qui, si elle perd espoir, n'est jamais à court d'ironie ou de générosité fraternelle. Eureka Street, c'est le roman de la guerre et de la paix avec des paumés en guise de héros et une ville crucifiée pour champ de bataille. Mais c'est aussi un hymne humble, savoureux, complice et drôle fait à la ville natale de l'auteur : 'Belfast - un simple fouillis de rues et quelques grosses collines, un simple murmure de Dieu ». –
Bio auteur :Né à Belfast ouest, quartier ouvrier catholique de la ville, Robert Mac Liam Wilson s’expatrie à Londres où, après des débuts difficiles, il obtient une bourse d’études à l’Université de Cambridge, qu’il quitte au bout de deux ans pour se consacrer à l’écriture. Écrivain en résidence à l’University of Ulster, Coleraine (1991-1994). Le héros de son premier roman, Rippley Bogle (1989), un jeune sans-abri, moitié Gallois, moitié Irlandais, narre son existence à la fois comique et tragique dans les rues de Londres où il a échoué, après avoir connu celles de Belfast. Dans La Douleur de Manfred (1992), il décrit avec une concision clinique les derniers jours d’un vieil homme qui souffre d’un certain nombre de douleurs : physiques – qu’il refuse désormais de confier aux médecins –, morales, liées au souvenir de la Seconde Guerre mondiale et à son mariage avec Emma, une rescapée des camps de la mort, dont il vit séparé depuis vingt ans. La même année, il publie The Dispossessed (1992), un récit documentaire, illustré de photographies, consacré aux laissés-pour-compte de l’ère Thatcher. Son troisième roman, Eureka Street (1997) entremêle avec virtuosité, les destins d’habitants de Belfast qui tentent de survivre dans une ville où la menace terroriste est permanente. En 1997, il a réalisé un documentaire sur les sévices des groupes paramilitaires aussi bien nationalistes que loyalistes (The Baseball Bat in Irish History).

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