Le brave soldat Chveik



Auteur :Jaroslav Hasek
Pays :République Tchèque
Traducteur :Henri Horessi
Saison :2006/2007
Résumé :Un classique de la littérature tchèque à découvrir..
.Chveik est un soldat tchèque enrôlé dans l'armée impériale austro-hongroise pendant la première guerre mondiale. C'est un personnage naïf, voire stupide, mais en est-on si sûr? Il est sincèrement dévoué à François-Joseph ce qui est tellement absurde qu'il en devient suspect.
Bio auteur :(Prague, 1883 — Lipnice, 1923). Son anarchisme foncier, son goût pour la provocation et la mystification ainsi que ses talents de conteur - et ses beuveries - en firent l’une des figures de proue des milieux littéraires et artistiques de la Prague joyeuse et désemparée, au seuil de la Première Guerre mondiale. En 1911, il se présente aux élections comme candidat d’une formation de son invention : le Parti du progrès modéré dans les limites de la loi dont il écrira la chronique ubuesque. Il écrit des poèmes et collabore à de nombreux journaux où il publie d’innombrables articles inspirés par ses vagabondages à travers l’Europe centrale et les Balkans et nombre de récits, humoristiques, satiriques, parodiques (environ 1200), qui ne seront pour la plupart rassemblés et publiés sous forme de livre qu’à titre posthume. Mobilisé dans l’armée austro-hongroise, il est fait prisonnier sur le front russe en 1915, rejoint les légions tchécoslovaques puis s’engage dans l’Armée rouge et entre au parti bolchevique. Rentré sans illusions en 1920 dans la nouvelle République tchécoslovaque, il reprend sa vie de bohème, avant de mourir d’une pneumonie à l’âge de quarante ans. C’est en 1911 qu’apparaît une première esquisse du personnage de Josef Chvéïk dans Dobrý voják Švejk a jiné podivné historky [Le brave soldat Chvéïk et autres histoires curieuses]. « Dans cette première version Chvéïk n’est qu’un “idiot du bataillon” qui réformé pour idiotie, s’obstine pourtant à servir dans l’armée autrichienne. » Une deuxième ébauche est publiée en 1917 à Kiev sous le titre Dobrý voják Švejk v zajetí [Le brave soldat Chvéïk en captivité]. Sa version “définitive”, commence à paraître en cahiers, à la manière des feuilletons populaires, en mars 1921. Illustré par Josef Lada, le roman comporte trois tomes (publiés de 1921 à 1923), le quatrième est resté inachevé, interrompu par la mort de Hasek. « Quand au début des années 20, Hašek reprend Chvéïk pour en faire le héros de son seul roman, c’est après une expérience de la guerre qui l’aura confirmé dans son nihilisme foncier. Il nous propose une épopée cruelle et dérisoire de l’absurde. Aussi est-il inutile de se demander si Chvéïk est un pur idiot ou un roublard, s’il s’agit d’un fou sage à la Shakespeare ou d’une caricature féroce de l’esprit terre-à-terre tchèque. Il est avant tout l’incarnation de l’implacable philosophie de l’implacable philosophie de l’Histoire selon Hašek, manifeste jusque dans l’enchaînement des épisodes du roman dont les revirements ne sont pas dictés par des événements “historiques” qui soient à la mesure d’un conflit mondial, mais par des circonstances banales ou même des malentendus grotesques dignes d’une vaste bagarre de tripot. Pour Hašek, le sort de l’homme et l’histoire de l’humanité ne sont qu’un jeu de hasards absurdes et d’événements triviaux - et tout aussi trivial et absurde s’avère l’épisode qu’on appelle Grande Guerre où tout héroïsme fut non seulement insensé mais tout bonnement dérisoire. C’est par là que Le Brave soldat Chvéïk se démarque de tous les autres romans de guerre. » (Xavier Galmiche).
Très rapidement l’œuvre gagne une notoriété internationale. Elle est adaptée pour la scène (dès 1921 à Prague ; par Erwin Piscator et Bertolt Brecht à Berlin en 1928, etc.), sert de point de départ à la pièce de Bertolt Brecht, Chvéïk dans la Seconde Guerre mondiale (Schwejk im zweiten Weltkrieg, 1941-1944) et inspire de nombreux films.


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