L’homme qui marchait vers le levant



Auteur :Thomas Mofolo
Pays :Lesotho
Traducteur :Paul Ellenberg
Saison :2004/2005
Résumé :L'histoire de ce vacher lesothan des années 1820, qui, voyant les siens s'entre-dévorer, entame un voyage vers le pays du soleil d'où vient son peuple, parcours spirituel dans une Afrique sous influence chrétienne, est servie par une écriture dont la traduction rend toute la poésie, plus élaborée qu'une simple transcription de la tradition orale
Bio auteur :Thomas Mopoku Mofolo est vraisemblablement né à Mafeteng en 1876, et est mort en 1948.
Il a grandi au Lesotho, État d'Afrique du Sud créé par le célèbre chef Moshesh vers le second tiers du XIXe siècle.
Comme la plupart des gens de sa génération, il a été éduqué par des missionnaires français présents sur le territoire. Il a étudié sous la direction du révérend D. Ellenberger, puis du révérend Alfred Casalis, à Morija.

À la fin de ses études, il a travaillé pour les missionnaires jusqu’en 1910. À l’époque, ceux-ci détenaient les seules presses de la région, qu’ils avaient amenées en 1841.
Mofolo a été encouragé à écrire par les missionnaires. Influencé par Marie Corelli, Haggard, et John Bunyan, il a tout d’abord rédigé Moeti oa bochabela (Le Voyageur de l’Ouest), paru en feuilleton en 1906 et publié en 1907. Ce roman raconte l’histoire de Fekesi, héros horrifié par les coutumes de son peuple, qui part à la recherche du pays de Ntswana-Tsatsi, la terre d’origine des Basotho où Dieu, lassé de leurs désordres, s’est retiré. Au terme de son voyage, il parvient chez les Blancs, dans le pays dont il rêvait. Le jour où il se fait baptiser, le Christ apparaît, lui promet la béatitude éternelle, et Fekesi tombe, mort.
Ensuite, Mofolo écrit Pitseng, publié en 1910. Ce roman raconte l’histoire d’amour vertueux de deux jeunes gens qui se rencontrent au cours de leurs études dans une mission, se marient, et reprennent l’institut à la mort de leur maître.
En 1910, après un voyage dans le Natal où il a visité les terres zouloues et la tombe du roi Chaka, Mofolo écrit Chaka. L’œuvre oppose un fort contraste à ses écrits ultérieurs, fondés sur un dithyrambe de la foi chrétienne. Elle gêne les missionnaires qui retardent sa publication jusqu’en 1925.
Mofolo quitte la mission et cesse partiellement d’écrire. Il aurait néanmoins rédigé une vie de Moshesh en 1926, disparue dans un incendie.

On ne sait pas exactement pour quelle raison Mofolo a quitté Morija et la mission. Certains pensent qu'il a été déçu des obstacles opposés par les missionnaires à la publication de Chaka. D'autres évoquent la possibilité d'un adultère découvert.
Suite à son départ de Morija, Mofolo devient recruteur pour des mines, propriétaire d’un comptoir commercial, puis fermier.
Après la Première Guerre mondiale, il adhère à une association de défense des droits des Basotho, la Basutoland Progressive Association.
À la fin de sa vie, il se verra confisquer ses terres, achetées à un fermier blanc en 1937, et mourra probablement dans la misère.


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