Learning English

Lirning ingiliS, Actes Sud 2002

Auteur :Rachid El-Daïf
Pays :Liban
Traducteur :Yves Gonzales-Quijano
Saison :2007/2008
Résumé :«Sur la grand-place de Zghorta, samedi, peu après midi, monsieur Hamad E.D., soixante ans environ, a trouvé la mort à la suite d'une vengeance entre familles rivales.» C'est par le journal et par hasard, dans un café à Beyrouth, que le narrateur apprend la mort de son père. Quoi! Son paternel assassiné, et on ne l'a même pas prévenu! D'accord, Rachid Hamad n'habite plus depuis longtemps le bled. C'est un Libanais de son temps qui a fait des études à l'étranger et enseigne aujourd'hui à l'université. Divorcé serein, il fréquente une femme divorcée et n'a d'autre souci que de se mettre à la page et de maîtriser l'anglais. Il a même arrêté de fumer: «une attitude vraiment moderne». Mais de là à être tenu à l'écart des funérailles de son père!
Bio auteur :Rachid El-Daïf est né en 1945, à Zgharta, ville de la montagne libanaise où il passe son enfance. Dans son roman Learning english, il revient sur les rudes mœurs tribales des maronites de cette région. Étudiant à l’Université de Beyrouth, il s’engage dans les rangs du Parti Communiste libanais qui s’était rangé du côté des Palestiniens dans leur combat contre les phalanges chrétiennes. En avril 1975, il espérait que la guerre allait se terminer par la victoire des « progressistes » et « abolir à jamais le système confessionnel ». Mais il déchante très vite. Ses premiers livres, notamment Passage au Crépuscule et Lettre à Monsieur Kawabata, sont un véritable réquisitoire contre la culture de la haine qui s’est développée au Liban. À partir de Qu’elle aille au Diable Meryl Streep, Rachid El-Daïf s’attaque avec une virulence humoristique rare aux hypocrisies de la société libanaise dont la modernité cache, selon lui, des archaïsmes insoupçonnés. Sous couvert d’autofiction, ses romans jettent un éclairage cru et drôle sur le lieu même de tous les conflits et malentendus entre l’homme et la femme, à savoir le lit. L’oeuvre de Rachid El-Daïf, très populaire dans le monde arabe et traduite dans plusieurs langues, se caractérise par l’incroyable économie de moyens qu’il a réussi à imprimer à la langue arabe, si complexe et si avide de rhétorique, ce qui le place résolument à la pointe de la modernité littéraire.



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