Etranges Lectures

















Sur les routes

Ateliers de traduction lycéens à Périgueux

ÉTRANGES LECTURES
Mardi 4 et Jeudi 6 MAI 2010
RUSSIE (Sibérie du Nord) / MOZAMBIQUE / CAP-VERT
LECTURES
Avec les élèves des lycées Laure-Gatet et Bertran-de-Born de Périgueux

Dans le cadre d’Étranges lectures, la bibliothèque municipale de Périgueux et les élèves des lycées Bertran-de-Born et Laure-Gatet vous proposent deux rendez-vous en marge du cycle habituel, avec des lectures qui vous emmèneront depuis l’extrême Nord sibérien jusque dans les anciennes colonies africaines du Portugal, le Mozambique et le Cap-Vert.
Ces soirées sont organisées à l’issue de deux ateliers de traduction, qui ont impliqué des élèves des lycées Bertran-de-Born et Laure-Gatet, dans le cadre de projets pédagogiques mis en place au cours de l’année scolaire 2009-2010, en partenariat avec ECLA-Aquitaine, le Rectorat et le Conseil Régional d’Aquitaine.

Mardi 4 mai : Restitution de l’atelier de traduction du russe par les élèves du lycée Bertran- de-Born de Périgueux 

Présentation de l’œuvre de l’écrivain russophone d’origine komi, Ivan ISTOMINE, par le traducteur Ivan p;  Nikitine, suivie de la lecture d’extraits en français de l'un de ses récits : Un sapin pour le Nouvel An 
Cette manifestation est organisée dans le cadre de l'Année France/Russie 2010 :
http://www.france-russie2010.fr/En_France/20100324/187883944.html.

Jeudi 6 mai : Restitution de l’atelier de traduction du portugais par les élèves du lycée Laure-Gatet de Périgueux

- Introduction à la littérature de l’Afrique lusophone et présentation des œuvres de l’écrivain mozambicain Luís Bernardo HONWANA et du capverdien Germano ALMEIDA par Martine Vinet, professeur agrégée de portugais au Lycée Laure-Gatet et B. Maubeau Barreto, professeur agrégée de portugais au lycée Gay-Lussac de Limoges.
- Lecture en français des textes traduits de ces deux auteurs issus de l’atelier : lecture assurée par les élèves, accompagnés par la comédienne Monique BURG

Ces deux séances auront lieu à 18 h 30
à la Bibliothèque municipale de Périgueux (amphithéâtre Jean-Moulin) : entrée libre
La table du libraire sera tenue par la librairie LA MANDRAGORE

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Résidence d'écriture à Saint-Cyprien et Belvès

 

Le Conseil général de la Dordogne met en œuvre, avec le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) d’Aquitaine et l’appui technique de l’Agence régionale pour l’écrit et le livre d’Aquitaine (ARPEL), un programme de résidences d’auteur consacré à l’écriture de fiction pour les adolescents.

 

Du 5 octobre au 4 décembre 2009, Frédérique NIOBEY est l’auteur invité à mener une résidence sur les communes de Saint-Cyprien et de Belvès.

Epaulée par Lisette Coiraton, bibliothécaire de Saint-Cyprien, et Magalie Bouteil, bibliothécaire de Belvès, Frédérique Niobey va partager son temps entre son travail d’écriture personnelle et des rencontres et ateliers d’écriture, notamment auprès des collégiens.

Donner l’envie de lire, d’explorer la langue, oser écrire, tels sont les maîtres mots de sa présence parmi nous.

 

Portrait de Frédérique Niobey

 Née en 1961, Frédérique Niobey vit près de Fougères où elle a pratiqué le métier d’enseignante jusqu’en 2002. Depuis, après une soutenance de mémoire consacré aux ateliers d’écriture « Ecrire juste, juste écrire », elle écrit et anime régulièrement des ateliers d’écriture au Centre Hospitalier Psychiatrique Guillaume Régnier à Rennes et à Fougères (Atelier subventionné par la DRAC) ou avec des adolescents à Lorient ou des jeunes d’I.M.E à Dol. Elle intervient très régulièrement dans des salons de livre Jeunesse et dans des classes auprès des lecteurs de ses textes.  

 

 

Son premier roman Loeïza, paru en 2001 aux Editions du Rouergue, parle de ces vies minuscules, de ces rencontres improbables qui deviennent de grandes histoires quand elles sont portées par la langue.

Nadia est une adolescente de la ZUP, qui fuyant l’atmosphère pesante de l’appartement familial, préfère s’ennuyer sur un banc. Loeïza est une petite vieille de la même cité. Dans des situations de la vie quotidienne, ces deux personnages que tout sépare, se rencontrent, s’égratignent et finissent par s’apprécier.

D'étranges liens se tissent entre la vieille dame et l'adolescente. Au fil du récit, le regard de Nadia change ; tout doucement, la patience et la persévérance de Loeïza lui ouvrent les ailes. Un récit tendre et sobre, pour décrire la solitude de deux âges.

 

En roue libre, Editions du Rouergue, 2004

Manu habite en campagne et circule en mobylette. Elle semble être une fille forte, avec du caractère. Pourtant, quand on lui demande ce que fait sa mère, elle se trouble, elle murmure. - Rien, rien du tout. Elle peut rien faire. Elle est handicapée.

Et elle tente de ne pas voir la réaction du copain ou de la copine qui a posé la question et qui est tout gêné.

A la maison, sa mère n'est pas facile à vivre. Elle se laisse aller, elle n'a goût à rien, ne s'intéresse à rien. Manu s'occupe d'elle dès qu'elle rentre. Elle la relève lorsqu'elle chute de son fauteuil. Elle lui fait sa toilette. Elle fait la cuisine. Elle n'ose pas s'absenter, rentrer en retard.
Ce n'est pas de cette mère que Manu a besoin. Ni de cette vie. Elle a besoin que sa mère ait le goût de vivre, de s'occuper d'elle-même et pas de cette mère qui l’enferme, la ligote.

Avec cette écriture rageuse, hachée, ces phrases courtes, ces mots jetés hors de soi, Frédérique Niobey rend limpide cette colère qui s'échappe.

Le récit exprime avec beaucoup de force la lourdeur d'un handicap subi et non assumé, le monde bizarre qui se crée autour de la personne handicapée. On sent la gêne qui s'installe, la gêne de ne pas savoir réagir, ou d'être bonne condition physique, la gêne générée par la dépendance. Presqu'une culpabilité...

  

Léonore, Editions du Rouergue, 2007 

A peine seize ans, et Gabi découvre qu'elle est enceinte. Au début, elle n'en parle pas, nie l'évidence et puis les semaines passent. Trois mois bientôt. Elle finit par en parler à son frère et à sa petite amie chez qui elle vit depuis la mort de leurs parents. Incompréhension et colère sont leurs premières réactions, aux premières tempêtes succèdent l’indifférence.

En dernier refuge, Gabi va se confier à Ninou sa grand-mère et à ses trois meilleures amies. Avec leur soutien, Gabi va attendre ce bébé, une petite fille, elle en est sûre, qui s’appellera Léonore.

Pendant neuf mois, Gabi va vivre sa grossesse avec ce mélange de naïveté et d'éblouissement, d'inconscience et d'effroi, de solitude et de désespoir.

Ecrit avec beaucoup de tendresse, ce roman de Frédérique Niobey réussit un juste milieu à raconter la grossesse d'une jeune fille de 16 ans, sans condamner ni encenser. Tour à tour les moments de doute ou d'exaltation traversent le récit, avec une touche attachante et très personnelle. Les mots sont tendres, les phrases courtes et souvent poétiques ; tout doucement, l’auteur dépasse le contexte de son ouvrage pour atteindre à un universel sur la maternité, fait de joies, de doutes et d’attente.

Lauréat du Prix Chronos 2009

 

Dans son dernier roman En cas d’absence (Editions Thierry Magnier, 2008), Frédérique Niobey évoque dans un long monologue le poids de l’absence.

Martin ne connaît pas sa mère. Un jour, au lycée, un professeur propose de travailler sur l’enfance à partir de photographies personnelles. Martin n’en a pas, mais il va s’en fabriquer. Mises sur Internet via un blog, elles vont permettre à sa mère de reprendre contact avec lui. Mais Martin veut-il vraiment la revoir ?

Frédérique Niobey excelle dans l’écriture de l’intime, et son histoire s’accorde à merveille avec les photographies de Corinne Mercadier, qui tendent toutes vers une recherche : recherche du cadre de la prise de vue (pour celles en couleur au bord de la mer), recherche du corps (pour celles en noir et blanc avec les tissus au vent).

Le récit intérieur du jeune homme dure un jour et une nuit, entre le moment où il reçoit le message et celui où il répond. Il déambule dans la ville, prend le bus, demande conseil à des ami(e)s, s’arrête dans un bar, ne sait toujours pas quoi penser. Que ce soient en phrases courtes, disposées largement dans la page, ou en longues tirades interrogatives sans reprendre de souffle, Martin exprime l’intensité de son désarroi, revient sur ses souffrances d’enfant.

 

Si les sujets abordés sont graves comme la vie l’est souvent, Frédérique Niobey ne tombe jamais dans le pathos, il se dégage de son écriture une grande tendresse et un véritablement attachement pour ses personnages. Sans être simplistes, les issues nous conduisent vers une ouverture sur le monde, un espoir à construire.

 Renseignements

Lisette Coiraton, Bibliothèque de Saint-Cyprien : Tél. 05 53 28 23 03,

Blog : http://bibstcyprien.over-blog.com

Magalie Bouteil, Bibliothèque de Belvès : Tél. 05 53 59 69 07,

Blog : http://bibliobelvès.over-blog.com
 

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